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Mycorhizes dans la rotation des cultures
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Pourquoi faire une rotation des cultures ?

  1. Augmenter la fertilité du sol
  2. Bonifier l'utilisation de l’azote
  3. Améliorer la structure du sol
  4. Prévenir l’érosion du sol
  5. Augmenter le rendement des cultures

Pourquoi faire une rotation des cultures ?

Dans l’Ouest canadien, « nos populations naturelles de mycorhizes se sont appauvries. Leur réintroduction permet à d’autres cultures de retrouver les bénéfices qu’elles procurent, d’accéder plus efficacement aux nutriments et à l’eau, et d’atteindre leur plein potentiel génétique », affirme Craig Davidson de Taurus Agricultural Marketing.

Regardez l'entrevue complète de Craig expliquant l'impact de la rotation du canola sur les plants et la biologie du sol dans l'ouest canadien :


Dans cet article, découvrez pourquoi la rotation des cultures est importante, et pourquoi l'ajout de l'inoculant mycorhizien bénéfique est l'une des solutions clés !

1. Augmenter la fertilité du sol

Le sol est fertile lorsqu’il réunit les conditions favorables à la croissance des cultures. Un apport équilibré en nutriments en fait partie. Lorsqu’une même culture est cultivée année après année, elle peut épuiser davantage certains nutriments essentiels à son développement. Comme les besoins nutritionnels varient d’une culture à l’autre, la rotation des cultures permet de diversifier les prélèvements de nutriments dans le sol d’une année à l’autre.

Chaque culture possède ses préférences microbiologiques (organismes vivants dans le sol). La rotation des cultures contribue au maintien d'une plus grande diversité de la microflore. De leur côté, les mycorhizes fourniront des hydrocarbures (glucides) aux microbes bénéfiques du sol grâce à leurs hyphes. En d'autres mots, les mycorhizes fournissent de l'énergie solaire sous forme de carbone liquide à un vaste ensemble de microbes du sol impliqués dans la nutrition des plants et la suppression des maladies.1

2. Bonifier l'utilisation de l'azote

Incorporer une légumineuse dans une rotation améliore l'apport d'azote non fertilisant à travers sa symbiose avec des bactéries de type rhizobium. De plus, les cultures de pois retournent une partie des nutriments au sol, dont l'azote, au bénéfice de la culture suivante dans la rotation.

« Les légumineuses peuvent fixer jusqu'à 80 % de l'azote dont elles ont besoin depuis l'air (azote atmosphérique), ce qui réduit la quantité d'azote prélevé dans le sol. […] Les résidus de légumineuses ont un contenu significatif en azote, qui sera ensuite disponible pour les prochaines cultures à mesure qu'il se décompose. » 2

3. Améliorer la structure du sol

Une bonne structure du sol (disposition des particules du sol dans des agrégats de différentes formes, tailles, stabilités, et degrés d'adhésion les unes aux autres) est importante pour l'infiltration d'eau et d'air, ainsi que pour le contrôle de l'érosion. La culture en rotation de plants d'espèces différentes aux systèmes racinaires distincts favorise une structure de sol plus diversifiée et fonctionnelle, ce qui améliore l’infiltration de l'eau.

4. Prévenir l'érosion du sol

L'ajout de mycorhizes améliore nettement la qualité du sol en améliorant sa structure. Sachant que 40 à 50% du sol est constitué de pores (trous), il est bon de savoir que les hyphes mycorhiziennes créent des passages dans le sol, augmentant ainsi l'infiltration d'eau. En permettant une meilleure interconnexion entre les pores du sol, les microcanaux (tunnels) créés par les hyphes mycorhiziennes retardent également la formation d'une couche d'eau à la surface du sol.

Écoutez Adam Smith, de Taurus Agricultural Marketing, partager sa meilleure solution lors de la rotation des cultures : 


5. Augmenter le rendement des cultures

Dans leur ensemble, ces quatre avantages expliquent pourquoi la rotation des cultures peut contribuer à améliorer les rendements et est considérée comme une bonne pratique agricole. Cela dit, des données concrètes demeurent le meilleur moyen de confirmer cette théorie.

En 2018, Manitoba Agriculture a publié dans The Manitoba Co-operator un tableau détaillé et très instructif présentant les rendements des cultures en grands champs au Manitoba en fonction de la culture précédente (chaume) dans la rotation (disponible uniquement en anglais).3

Réponse des rendements des cultures au Manitoba sur des terres vastes en fonction de la culture précédente (chaume) dans la rotation

Qu’en est-il des données d’efficacité pour les mycorhizes AGTIV® ?

Les inoculants mycorhiziens AGTIV® favorisent la colonisation des racines par les mycorhizes au cours de la saison, ce qui contribue à la santé et au rendement des cultures. Consultez notre Rapport d’efficacité pour tous les détails et les résultats d’essais menés par des tiers.

Bien qu’AGTIV® favorise la performance des cultures dans différents systèmes de rotation, certaines situations mettent encore davantage sa valeur en évidence. Le chaume de canola en est un bon exemple.

Culture - Graphique résultats

Un cas particulier en rotation des cultures : le chaume de canola

Les producteurs et les chercheurs observent depuis longtemps que les cultures semées après le canola affichent souvent des rendements inférieurs à ceux des cultures semées après d’autres cultures de plein champ. L’une des principales raisons tient à la relation entre le canola et les champignons mycorhiziens, qui jouent un rôle important dans la nutrition des plantes et la biologie du sol.

Contrairement à la plupart des cultures de plein champ, le canola (Brassica napus) ne forme pas de relation symbiotique avec les mycorhizes. De plus, ses racines exsudent un composé toxique⁴ qui réduit les populations de ces microorganismes bénéfiques dans le sol. Par conséquent, la culture suivante peut amorcer la saison avec une activité mycorhizienne plus faible, ce qui limite sa capacité initiale à accéder efficacement aux nutriments et à l’eau.

Ce délai a de l’importance. Dans une étude sur le développement des mycorhizes dans les cultures de maïs suivant le canola, Gavito et Miller5 ont constaté qu’il fallait 62 jours pour que la population de mycorhizes retrouve son niveau d’avant le canola. Dans le contexte de la courte saison de croissance de l’Ouest canadien, ce délai peut représenter une période cruciale du développement initial de la culture, surtout que l’absorption du phosphore est essentielle à son bon établissement et à sa croissance.

La solution : l’inoculant mycorhizien AGTIV® au semis

L’ajout d’un inoculant mycorhizien AGTIV® au semis, après une culture de canola, constitue un outil simple et efficace pour réintroduire une biologie du sol bénéfique dès le début de la saison.

Les hyphes mycorhiziens s’étendent au-delà de la zone racinaire afin d’explorer un plus grand volume de sol et d’aider la culture à accéder aux éléments suivants :

  • phosphore (P)
  • cuivre (Cu)
  • zinc (Zn)
  • eau

Ce soutien accru peut favoriser un établissement plus efficace de la culture et améliorer sa performance dans des conditions difficiles.

Stimulez vos cultures avec AGTIV® !

Augmentation de la fertilité du sol, meilleure utilisation de l’azote, amélioration de la structure du sol et prévention de l’érosion, autant de raisons pourquoi l’inoculant mycorhizien AGTIV® devrait être ajouté à vos pratiques en rotation des cultures.

VOIR NOS PRODUITS

Outils pratiques :

  • Lors de la planification de votre rotation, lisez l’excellent article Crop rotations: 8 things to consider, de Top Crop Manager (en anglais).
  • Vous cultivez le canola ? Jetez un œil aux conseils et aux détails du Canola Council pour vous aider à planifier votre rotation de canola (en anglais).

Sources :
1 Jones, C. E. 2014. Nitrogen: the double-edge sword. Amazing Carbon. pp. 8. 
2 Phelps, S. 2017. Crop rotations: 8 things to consider. https://www.topcropmanager.com/crop-rotation-considerations-11370/ – Traduction libre
3 Kubinec Anastasia, Manitoba Agriculture. 2018. Building a ‘better’ crop rotation Understand all the interactions within a rotation and their effect on yield. The Manitoba Co-operator. https://masc.mb.ca/masc.nsf/mmpp_crop_rotations_2010_2016.pdf
4 Ryan, M. H. (2001). The effect of Brassica crops on the level of mycorrhizal inoculum in soil. Proceedings of the Australian Society of Agronomy.
5 Gavito, M. E. and M. H. Miller, 1998. Changes in mycorrhizal development in maize induced by crop management practices. Plant Soil. 198: 185–192.